segunda-feira, 5 de dezembro de 2011

Les écolos tunisiens militent pour que la nouvelle Constitution garantisse les droits environnementaux

 Les écolos tunisiens militent pour que la nouvelle Constitution garantisse les droits environnementaux 
Les élus de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) sont à 80% pour le principe de constitutionnalisation des droits environnementaux, ont constaté les membres du groupe Eco-Constitution, initiative citoyenne pour la garantie de fondements constitutionnels du développement durable, après avoir abordé les questions environnementales avec les représentants des partis politiques. 
D’après ce collectif indépendant de militants et d’experts en développement durable, la nouvelle constitution tunisienne doit garantir le droit à un environnement sain, équilibré et viable et le devoir de le protéger. 
Elle doit préserver, également, les droits du citoyen d’accéder à l’information environnementale et de participer aux décisions politiques pouvant avoir des impacts significatifs sur l’environnement. 
Le groupe éco-Constitution plaide, ainsi, pour l’institution d’un conseil économique, social et environnemental et appelle à l’autonomie du département de l’environnement. 
A travers des politiques publiques, l’Etat doit œuvrer, selon ces écologistes, pour un développement durable qui assure à la fois l’équité sociale, le développement économique et la protection de l’environnement. 
Au niveau des institutions de l’Etat, celles-ci doivent prendre en considération les principes énoncés dans la constitution et créer un nouvel organe qui évalue et oriente les politiques dans la perspective du développement durable. 
Durant trois jours (du 25 – 28 novembre 2011), les adhérents au Réseau Associatif pour la Nature et le Développement (RANDET), se sont penchés sur le thème « regards croisés sur l’intégration de l’environnement dans la nouvelle Constitution de la Tunisie ». 
Ces workshops, organisés au parc Ennahli (Ariana), en collaboration avec la fédération France Nature Environnement (FNE) et auxquels ont pris part des écologistes français, des responsables tunisiens d’associations environnementales et des représentants de jeunes associations créées après la révolution, ont permis de passer en revue l’expérience française dans le domaine de démocratie environnementale. 
M. Mounir Majdoub, membre du Groupe Eco-Constitution, a souligné qu’une constitutionnalisation du droit de l’environnement en Tunisie « sera une mesure salutaire pour que l’environnement ne soit plus soumis aux aléas des politiques ». 
Le responsable a évoqué, dans ce contexte, six enjeux environnementaux majeurs auxquels est confrontée la Tunisie. Il s’agit de la gestion durable des ressources (eau, sol, forêts ..), la gestion des nuisances et la lutte contre la pollution, la préservation du littoral, la préservation et la valorisation des paysages, la maîtrise de l’énergie et l’adaptation aux changements climatiques. 
M. Boubaker Houman, président du CUASDD (Club Unesco- Alecso pour le Savoir et le Développement Durable) et membre du réseau RANDET, estime, pour sa part, qu’une démocratie environnementale passe, essentiellement, par la sensibilisation, le lancement de débats publics et le renforcement des capacités des associations tunisiennes à se mettre en réseaux et à gérer leurs projets. 
Elle est aussi tributaire, d’après lui, de la restauration de la confiance entre le citoyen et les autorités publiques et l’émergence d’une vraie « dynamique de plaidoyer » auprès des pouvoirs publics et des autres partenaires de la société civile. 
Le réseau RANDET et le groupe Eco-Constitution ont adressé une lettre ouverte à l’Assemblée Nationale Constituante accessible à l’adresse lettre.ouverte.anc@gmail.com
Source: TAP

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